La maîtresse n’a pas été remplacée. Que faire ? Pour SUD éducation, 1 enseignant absent = 1 remplaçant !

, par sud éduc 09

Une question brûlante

En Ariège, plus de 400 journées d’école ont déjà été perdues depuis septembre 2015 : l’enseignant-e absent-e n’a pas été remplacé-e. Les élèves présents ont été accueillis et répartis dans les autres classes, mais n’ont pas eu cours.
Pour rappel, l’année précédente 2014-2015, on avait atteint plus de 800 journées non remplacées dans le département.

Quelles conséquences ?

L’absence non remplacée est préjudiciable non seulement aux élèves de l’enseignant-e absent-e, mais aussi aux élèves des autres classes qui accueillent ces élèves.
Aussi, chaque journée non remplacée est une "double" peine (minimum !) : déjà pour les élèves qui n’ont pas de maître-sse remplaçant-e et, également, pour les autres élèves de l’école qui devront accueillir un surcroît d’élèves dans leur salle de classe déjà bien chargée !
Aussi, même si le nombre de 800 journées perdues parait énorme, il ne recouvre pas toute la réalité : il faudrait multiplier ces 800 jours par le nombre de classes impactées par ces non remplacements pour obtenir l’exacte ampleur des dégâts !

Certes, mais demain, ça ira sûrement mieux ?

Non. Ne nous voilons pas la face.

Aujourd’hui, l’Inspection académique tente de gérer la pénurie avec le recrutement de cinq professeurs contractuels (début janvier 2016), donc précaires. Il s’agit d’étudiants en Master qui se retrouvent en responsabilité devant les classes tout en continuant leurs études. Ce n’est en aucun cas une solution pérenne !

Pendant les trois années à venir, le département de l’Ariège va perdre un poste d’enseignant par an. Certains vous diront qu’il faut s’estimer heureux, que ça aurait pu être pire, que c’est grâce à un "bouclier protecteur" négocié de haute lutte que l’on ne perd "seulement" qu’un poste par an...

Nous n’avons pas ce genre de discours à SUD éducation Ariège. Nous ne sommes pas là pour co-gérer la pénurie, mais pour la dénoncer. Si l’on dit que l’Éducation est une priorité, il faut l’assumer.

Et maintenant, que faire ?

Parents : écrivons à l’Inspection Académique, avec copie aux syndicats, à différents médias, à chaque absence non remplacée. Mobilisons nous aux côtés des enseignants.

Enseignants : 70 collègues de la Haute-Garonne se sont réunis en Assemblée générale et ont décidé de se mettre en grève fin janvier 2016. Le 5 février, ils étaient 130 à décider de se mettre en grève, avec le soutien de SUD éducation 31 et de la CGT éduc’action, pour le mardi 16 février 2016 et à organiser un rassemblement devant le rectorat le lendemain. Ce collectif invite les écoles à placer une banderole avec comme mot d’ordre : « un enseignant absent : un enseignant remplaçant ».

La question est : est-ce que l’on attend d’atteindre 800 journées non remplacées pour réagir ?