écoles en danger : fermetures de postes et demande d’ouvertures bilan de la journée du 7/02 et appel à la grève le jeudi 15/02

, par sud éduc 09

Mercredi 7 février à 15h, par des températures négatives et sous la neige, 150 personnes se sont rassemblées devant l’inspection académique de l’Ariège à l’appel d’une intersyndicale éducation comprenant FSU-Snuipp, SE-UNSA, SNUDI FO, CGTéduc’action et SUD éducation. Ce rassemblement comprenait de très nombreux parents venus avec leurs enfants grâce à des collectifs de parents d’écoles menacées par des suppressions de classe (RPI du Douctouyre, Alzen) ou réclamant une ouverture de classe (Sentein, classe unique avec 27 élèves).

Ces collectifs très actifs ont largement contribué à l’existence de cette journée d’action. En outre, nous avons également été soutenus par plusieurs membres du Front social 09 qui ont donné de la voix et étaient bien visibles grâce à la banderole, de Solidaires 09, et des membres de la France Insoumise étaient présents (dont deux attachés parlementaire).

L’audience demandée au Directeur académique à 15h30 a été annulée. Après une attente interminable et dans le froid, qui en aura découragé plus d’un, nous sommes parti en cortège vers la Préfecture. Une audience de 20 minutes y a été accordée ... à 6 représentants, soigneusement sélectionnés. L’Inspecteur académique et la préfète n’ont pas daigné les recevoir en personne.

Le moins que l’on puisse dire c’est que les conditions d’un vrai dialogue social n’étaient pas réunies. Les collectifs de parents, tout comme les syndicats dits "moins représentatifs" sont restés à la porte. Seuls des représentants de l’UNSA, de la FSU, de la FCPE, de la CAPE, ainsi que deux représentants dont nous n’avons pas noté le nom (!)... sont entrés dans la préfecture.

Nous avions pourtant décidé d’appeler à boycotter ce simulacre d’audience si nous n’étions pas tous reçus. Un engagement se respecte : boycotter, si nous ne sommes pas tous reçus était le moins qu’ils pouvaient faire comme c’était convenu. Y aller quand même et participer, c’est cautionner. Mais on peut se demander quelle est la part de laisser-faire et la part de cynisme dans cette affaire qui n’est pas sans précédents (on pense à une journée d’action sur les temps partiel en 2015 où seuls les syndicats représentatifs avaient été reçus malgré un appel intersyndical similaire).

Il y a déjà eu des précédents qui nous font dire aujourd’hui que l’on méprise les "petits syndicats" et les collectifs de parents, dont on a pourtant besoin pour rassembler lors d’appels "unitaires". Ce qui est le plus affligeant, c’est d’avoir laissé sur le banc de touche les usagers, les collectifs nombreux de parents menacés par la casse de ce service public de proximité que sont les écoles. C’est à croire que même au sein du mouvement social, il y a les premiers de cordée et les autres...

Dans ce contexte de casse sociale généralisée où l’on perd des postes (au moins 7 postes rien que pour le 1er degré en Ariège) malgré une situation locale déjà très alarmante :

  • déficit chronique de remplaçants
  • manque d’enseignants spécialisés
  • classes surchargées
  • demandes d’ouvertures de classe non satisfaites
  • recours croissant aux contractuels - même dans le 1er degré

nous appelons, à la suite des collectifs des parents d’élèves, et avec le soutien de la CGT éduc’action, à intensifier la lutte et à se rassembler jeudi 15 février prochain, à 14h devant la préfecture. Ce jour-là se tiendra la réunion du CDEN où les fermetures de postes et les écoles touchées seront officiellement annoncés.

Pour créer le rapport de force nécessaire, SUD éducation 09 appelle l’ensemble des personnels à faire grève ce jour-là et à se joindre au rassemblement.